Soins infirmiers: résultat décevant de la commission du Conseil des Etats

La commission de santé du Conseil des États ne propose pas de solutions durables à la pénurie infirmière. Elle revient toutefois sur sa décision de février 2020 et permet aux cantons de soutenir financièrement les personnes en formation. Cependant, elle ne prévoit pas de mesures pour une plus grande sécurité des patients ni pour inciter les infirmières et infirmiers à rester dans la profession plus longtemps. La revalorisation de la profession est liée à un accord avec les assureurs, ce qui équivaut de facto à la levée de l'obligation de contracter.

Le résultat du contre-projet indirect de la commission de la santé publique du Conseil des Etats à l'initiative sur les soins infirmiers déçoit l’ASI. Il est vrai que la commission – avec la voix prépondérante du président – veut investir 100 millions de francs de plus dans l'offensive de formation que ce qu’elle avait prévu en février 2020. «Par rapport au contre-projet approuvé par le Conseil national, la variante que la commission soumet maintenant au Conseil des États est nettement détériorée», déclare Sophie Ley, présidente de l’ASI.

Selon le communiqué de presse de la commission de la santé publique du Conseil des Etats, ce sera aux cantons de décider s'ils veulent soutenir les futurs infirmières et infirmiers avec 400 millions de francs sur les huit prochaines années. En décembre 2019, le Conseil national avait toutefois voté en faveur d'une solution à l'échelle de toute la Suisse, avec des moyens financiers plus importants.

La commission ne propose pas non plus de mesures qui permettraient de garantir que le personnel formé reste plus longtemps dans la profession, bien que celles-ci soient nécessaires. «Actuellement, environ 46 % des soignants abandonnent la profession, la plupart d'entre eux en raison d'un épuisement émotionnel», explique Sophie Ley. Pour garantir de bons soins infirmiers à l'avenir, il est nécessaire d’avoir suffisamment de personnel et de bonnes conditions cadres. Une offensive en matière de formation ne suffira pas si près de la moitié d'entre eux quittent la profession. Sans mesures dans ce sens et avec la détérioration du contre-projet indirect par rapport à la version votée par le Conseil national, un éventuel retrait de l'initiative semble de plus en plus illusoire. Pour Sophie Ley, il est clair que «la commission refuse de prendre les mesures efficaces et urgentes qui s'imposent pour faire face à la pénurie infirmière». Le 10 juin 2020, le Conseil des États aura encore la possibilité d'apporter des corrections au contre-projet indirect.

Communiqué de presse de la CSSS-E : https://www.parlament.ch/press-releases/Pages/mm-sgk-s-2020-05-26.aspx

 

 

 

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