Titre a posteriori HES (OPT) pour les soins infirmiers : une ordonnance discriminatoire entre en vigueur

Le DEFR a retenu une règlementation très restrictive de l’attribution du titre HES, à la grande déception de l’ASI et de plus de 1100 de ses membres, ainsi que de nombreux employeurs.

Le premier janvier 2015 entrent en vigueur les modifications de l’ordonnance sur l’obtention a posteriori du titre d’une haute école spécialisée (OPT–HES) concernant les soins infirmiers. A la grande déception de l’ASI et de plus de 1100 de ses  membres, ainsi que de nombreux employeurs et Cantons, qui s’étaient exprimés en faveur d’une solution plus ouverte, le DEFR a retenu une règlementation très restrictive de l’attribution du titre HES.

Le 18 décembre 2014, le département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) publiait la modification de l’ordonnance sur l’obtention a posteriori du titre d’une haute école spécialisée (OPT–HES) concernant les soins infirmiers.

Cette modification, attendue depuis près de dix ans, fixe les règles qui permettront dorénavant aux infirmières, d’obtenir elles aussi, un titre HES a posteriori, comme pour les sages-femmes, les  ergothérapeutes, les diététiciennes et les physiothérapeutes depuis 2009.

L'Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) forte de ses 26’000 membres tient à exprimer ici sa grande déception. En effet, quoique satisfaite  dans un premier temps  que le Conseil fédéral reconnaisse enfin tant la nécessité, que le droit, à une OPT pour les soins infirmiers, les conditions requises fixées dans l’ordonnance sont totalement discriminatoires. En effet, une grande part des études post diplômes récentes de qualité (CAS DAS p. ex ) ne sont simplement pas prises en considération, de même que des formations post diplômes  très fréquentées depuis plus de trente ans et admises pour d’autres professions du domaine de la santé.

Cela signifie que plus de 80 % des professionnelles susceptibles demander un titre a posteriori HES, sur la base de leur formation continue certifiée et de leur expérience professionnelle solide, n’y ont pas accès, et ce malgré le soutien de nombreux cantons, associations et employeurs.

Pour l’ASI, cette décision ne répond qu’à un objectif unique de politique de formation, sans égard aux nombreux investissements tant personnels qu’ institutionnels réalisés dans la formation continue.

La solution proposée ne permet pas non plus d’atteindre les objectifs du titre a posteriori, qui auraient favorisé les projets de carrière des infirmières et participé ainsi à la lutte contre la pénurie en ouvrant de nouvelles prospectives aux professionnelles expérimentées et bien formées actives dans le système de santé.

L’ASI est très déçue de ce cadeau au goût amer et reste réservée quant aux  étapes ultérieures.

 

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