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05.04.2019

L’ASI se félicite que la commission de la santé publique et de la sécurité sociale du Conseil national (CSSS-N) reconnaisse la nécessité d’agir dans le domaine des soins infirmiers et propose des changements législatifs concrets. (...)
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04.04.2019

L’association des assurances-maladie met en danger la sécurité des patients : elle nie la pénurie d’infirmières et d’infirmiers et torpille les solutions possibles par des prévisions plus que douteuses.
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Revue «Soins infirmiers»

Santésuisse attaque l’initiative sur les soins infirmiers avec des chiffres aberrants

04 avril 2019

L’association des assurances-maladie met en danger la sécurité des patients : elle nie la pénurie d’infirmières et d’infirmiers et torpille les solutions possibles par des prévisions plus que douteuses.

6000 postes destinés à des infirmières et infirmiers ne parviennent pas être pourvus, et, depuis des années, le nombre d'infirmiières en formation n’arrive même pas à couvrir la moitié des effectifs dont la Suisse aurait besoin. En outre, des conditions de travail peu attractives conduisent à abandonner la profession après une quinzaine d’années. Mais pour l’association des assurances-maladie Santésuisse, la pénurie est inexistante. Elle met en danger la sécurité des patients en avançant des « calculs » fantaisistes sortis de nulle part. Par exemple, Santésuisse parle d’augmentations de salaire exorbitantes pour le personnel infirmier qui résulteraient de l’initiative populaire et du contre-projet indirect actuellement discuté par la commission de santé publique du Conseil national.

Par contre, l’association des assurances-maladie fait l’impasse sur les économies que les infirmières génèrent et qui sont étayées par de nombreuses études internationales. Ces économies passent entre autres par des séjours à l’hôpital plus brefs, moins de complications et d’infections, et un taux de mortalité plus faible. « Il est plus que questionnable que Santésuisse nie les faits et s’affole en avançant des chiffres inacceptables. En tant que société, nous ne pouvons pas nous permettre un approvisionnement en soins insuffisants ou mettre des personnes en  danger par manque de personnel. Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de l’initiative sur les soins infirmiers », déclare Yvonne Ribi, secrétaire centrale de l’ASI.

Article de la NZZ du 4 avril 2019